Bouaké
Bouaké

Bouaké

La petite histoire

Le village Gbekekro était dirigé au milieu du 19eme siècle par le chef Gossan Kwa Gbeke, issu de la tribu Assabou du groupe Akan, ayant suivi la Reine Pokou et sa soeur Akwa Boni dans leur épopée á travers la savane Baoulé jusqu'à l'installation définitive de la famille royale Baoulé dans la région de Ouarebo.
Le chef Gossan Kwa Gbeke, connu dans toute la région pour son autorité et sa grande sagesse a présidé au nom du peuple Baoulé, la cérémonie de conclusion du traité de non agression avec l'Almamy Samory Touré, avec la médiation des "Touré" de Marabadiassa.

Sa succession fut assurée par Kouassi Blé. Avec l'implantation en 1898 du camp militaire français á l'orée du village de Gbekekro, sous la conduite du capitaine Benoit, sur le chemin de retour, après les dernières batailles décisives contre Samory Touré au Soudan-Français, survinrent les brimades et les humiliations de toutes sortes. A son corps défendant, en 1899, Kouassi Blé entraînera son peuple dans une guerre inégale contre les militaires et les tirailleurs armés de fusils et aguerris par leur métier habituel.

Battu, Kouassi Blé, dût abandonner le village de Gbekekro, pour émigrer á 12 km plus á l'Est et y fonda en 1900, le village de Kouassi Blékro, siège actuel de la grande chefferie Gossan de Bouaké.

Historique

Fondé en 1865, Bouaké était à l’origine un petit village baoulé du nom de Gbèkèkro, signifiant «village de Gbèke», en référence à Gossan Kwa Gbèkè qui le dirigeait. Le peuple qui l’habitait appartenait à la suite de la reine Abla Pokou. Il s’est établi en ce lieu après l’installation de la reine à Sakassou.
Au début du XX è siècle, Gbèkèkro devient Bouaké suite à un quiproquo entre les populations baoulé et l’administration coloniale.

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Capitale du pays Baoulé, Bouaké a le privilège particulier d’être un carrefour sur les grands axes menant vers la Guinée, le Libéria, le Mali, le Burkina Faso et le Ghana. La cité de Bouaké a accompli en cent (100) ans un parcours jalonné de péripétie qui l’a hissé au rang de la deuxième ville du pays après Abidjan. Bouaké a été érigée en commune mixte par arrêté général N°2603 du 05 juin qui fixa les limites de la commune.

Bouaké est la deuxième grande ville de Côte d’ivoire après Abidjan et la troisième commune la plus peuplée après les communes de Yopougon et d’Abobo. Sa croissance résulte de sa position géographique stratégique.
On l’appelle la capitale du centre et capitale des baoulé et c’est la seule ville après Abidjan qui dispose d’un démembrement de la RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne).

Bouaké appartient au V baoulé, zone de transition forêt-savane. Elle se caractérise par un climat tropical humide à deux saisons: une saison pluvieuse allant de mai à octobre et une saison sèche de novembre à mars. L’harmattan souffle entre décembre et février transportant du sable et desséchant tout sur son passage. La période la plus agréable reste la saison sèche: le ciel est bleu, l’air sec et les nuits plus fraîches.

La température est assez constante, oscillant entre 24 et 34 degrés toute l’année. Une vue panoramique prise depuis la tour de la poste, montre un relief plat, sans dénivellation. La ville, bien structurée, s’étend à perte de vue sur 2700 ha. A partir du rond point du quartier Commerce, de façon circulaire, se déroulent une quinzaine de quartiers et une trentaine de sous quartiers.

Bouaké a été érigée en commune de plein exercice depuis 1957. De 1957 à nos jours, six (6) Maires se sont succédé à la tête de ladite commune selon l’ordre suivant :

  • De 1957 – 1980 : M. DJIBO Sounkalo
  • De 1980 – 1990 : M. KONAN Bledou
  • De 1990 – 1995 : M. KOFFI Konan Antoine
  • De 1995 – 2000 : M. KONAN Konan Denis
  • De 2000 – 2013 : M. FANNY Ibrahima
  • Depuis 2013 : M. DJIBO Youssouf Nicolas
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Situation géographique

La ville de Bouaké se trouve au centre de la Côte d'Ivoire, sur un relief plat, avec une importante constellation de villages autour d'elle : 143 villages sont dénombrés dans un rayon de 20 kilomètres. Bouaké est recouverte d'une savane boisée et traversée par la rivière Kan. Le centre de la Côte d'Ivoire étant un peu plus « touffu » que le nord, cela explique la présence de plantations de cacaoyers et de caféiers dans la région bouakéenne. Bouaké, situé à la latitude 7°69 N et à la longitude 5°03 O, s'étend sur une superficie d'environ 72 km. Desservie par les autoroutes A3 et A8.

Bouaké est un centre administratif très important. Autrefois chef lieu du département embrassant tout le grand centre du pays, Bouaké est aujourd’hui, le chef-lieu de la région du Gbêkê composée de quatre (4) départements qui sont : Béoumi, Sakassou, Brobo et Bouaké.

Elle est la deuxième grande ville Ivoirienne et se trouve à 367 Km d’Abidjan, la capitale économique.
La ville de Bouaké est limitée :

  • Au Nord par les communes de Katiola et de Dabakala ;
  • Au Sud par les communes de Djebonoua et Tiebissou ;
  • A l’Ouest par les communes de Sakassou et de Béoumi ;
  • A l’Est par les communes de Brobo et de M’Bahiakro

Avec sa population estimée à 1.200.000 personnes, sur une superficie de 312m, Bouaké est un grand carrefour ou se rencontrent toutes les civilisations africaines. Elles y vivent harmonieusement : ce qui traduit aisément la devise « de nombreux peuples, une seule cité ».
Aujourd’hui, Bouaké compte 45 quartiers et 85 villages parcourus par 940 km de voie dont 80 km de voies bitumées et les services de la mairie de cette ville sont localisés dans plusieurs quartiers de la commune.

par bandama